C’est un tournant majeur pour le septième art en République Démocratique du Congo. Alors que le paysage culturel national ne cesse de se réinventer, l’association professionnelle APRO7 s’apprête à franchir une étape cruciale. Ce 18 mars 2026 restera gravé comme le point de départ d’une bataille électorale aussi passionnante qu’essentielle : celle du renouveau de la gouvernance cinématographique. UNE LISTE OFFICIELLE DÉVOILÉE : QUATRE CANDIDATS, UN MÊME OBJECTIF C’est désormais officiel. La Commission de Suivi de l’APRO7 a publié la liste définitive des talents autorisés à briguer le poste de Secrétaire Général. Une annonce qui marque le lancement officiel de la course à la tête de l’association, et avec elle, une effervescence palpable dans le milieu du cinéma congolais. Voici les quatre figures de proue en lice : Guetty Lembe Binda Diane Bajika Diba Nathan Muteba Tshimankinda Christian Nzonga Nkinzo Conformément aux statuts et aux valeurs fondamentales de l’association, ces quatre candidats sont désormais habilités à mener campagne, avec pour mission de convaincre les membres de l’Assemblée Générale. Les dates à retenir : Le rendez-vous du scrutin Le grand jour approche à grands pas. L’élection du futur Secrétaire Général se tiendra lors d’une assemblée exceptionnelle : 🗓️ Date : Samedi 21 mars 2026 ⏰ Heure : 14h30 (heure de Kinshasa) 📍 Lieu : Espace Ntongo Elamu C’est dans ce cadre symbolique que se jouera l’avenir immédiat de la représentation des professionnels du secteur. PORTRAIT DES CANDIDATS :QUATRE VISIONS, UNE MÊME PASSION POUR LE 7ᵉ ART Derrière ces quatre noms se cachent des années de dévouement, de création et d’amour inconditionnel pour le cinéma. Ils ne sont pas seulement des candidats ; ce sont des bâtisseurs de l’imaginaire congolais. Découvrons ces artisans de l’ombre et de la lumière 1. Guetty Lembe Binda : La Comédienne au Cœur Battant du Cinéma Figure emblématique et respectée du paysage audiovisuel, Guetty Lembe Binda incarne la persévérance et le talent. Avant de conquérir le grand écran, c’est sur les planches du théâtre classique qu’elle a forgé son art, dès 2011. Son déclic ? Une apparition remarquée dans la série « Équipe », produite par Search for Common Ground, qui lui ouvrira les portes du septième art. Depuis, elle a enchaîné les rôles marquants, prouvant une polyvalence rare. On a pu l’admirer dans des productions phares telles que : « Villa Matata » de Ronnie KABUIKA « Cocaïne Light » de Patrick KUBA « Baadaye Ya Haribu » de Jimmy MBIYA ILUNGA « Amour à 200 Mètres » (Produit par Millamedia) Le cinéma populaire, etc. Son atout : Actrice, mais aussi productrice aguerrie, Guetty Lembe possède une connaissance intime des défis artistiques et logistiques du métier. Elle est, sans conteste, un visage majeur de la scène cinématographique congolaise 2. Diane Bajika : La Militante Culturelle à la Caméra Engagée Diane Bajika est de ces femmes qui ne se contentent pas de jouer un rôle : elle vit le cinéma comme un combat culturel. Actrice, productrice et infatigable activiste culturelle, elle œuvre depuis des années pour une industrie plus structurée et plus représentative. Son parcours est jalonné de collaborations artistiques fortes. Le public a pu découvrir son jeu dans des œuvres comme « Zora » de Yohan Dean Lengole, ou encore « Chronos ». Mais c’est souvent derrière la caméra que Diane excelle. Discrète mais redoutablement efficace, elle participe activement à la genèse de films résolument originaux et ancrés dans les réalités africaines. Son approche du cinéma est holistique : elle pense le film de sa conception à sa diffusion, avec une rigueur qui force le respect. Son atout : Son double regard, à la fois d’actrice et de technicienne, et son engagement sans faille pour la cause culturelle en font une candidate à la vision globale. 3. Nathan Muteba Tshimankinda : Le Technicien du Son et de l’Image Dans un métier où la technique rencontre la poésie, Nathan Muteba Tshimankinda (parfois crédité comme Nathan Muteba) est un nom qui compte. Réalisateur, producteur et ingénieur du son chevronné, il incarne l’excellence technique au service de la narration. Depuis plusieurs années, il met son savoir-faire au service du rayonnement culturel de Kinshasa. Son travail méticuleux sur les bandes-son et sa réalisation précise ont contribué à des œuvres marquantes, notamment aux côtés de Justin Nyembo sur des projets comme « Bombe » ou la saga « Malik 1 & 2 ». Sa philosophie ? Il la résume avec une poésie qui en dit long sur son approche artistique : « Le cinéma, c’est comme la peinture. Mon pinceau, c’est ma caméra, et mon modèle, c’est le Congo dans toutes ses dimensions. » Son atout : Une maîtrise technique pointue alliée à une vision artistique profonde, capable de porter techniquement et artistiquement les projets de demain. 4. Christian Nzonga Nkinzo : L’Esthète aux Mains d’Or venu de l’Est Originaire de l’Est de la RDC, Christian Nzonga Nkinzo apporte une sensibilité et une expérience uniques, forgées aux sources de la richesse culturelle de son terroir. Réalisateur, acteur et maquilleur effets spéciaux (SFX) de talent, il est un couteau-suisse créatif. C’est dans sa région natale qu’il a fait ses premiers pas, avant de voir son travail traverser les frontières. Ses réalisations ont marqué les esprits dans de nombreux festivals, bien au-delà des océans. Parmi ses œuvres notables, on compte : « À Deux Reprises » (réalisé par lui-même) « Bilombe ya basi » (réalisé par Memi Amour Sauveur, preuve de sa polyvalence en tant qu’acteur) « Bintu » de Francine Nyakabwa Etc. Son atout : Sa triple compétence (réalisation, jeu, maquillage SFX) et sa connaissance des réalités de l’Est du pays lui confèrent une perspective unique sur les défis et les opportunités du cinéma national. UN AVENIR À CONSTRUIRE ENSEMBLE Alors que la campagne officielle débute, l’enjeu est clair : il ne s’agit pas seulement d’élire un secrétaire général, mais de choisir une vision pour les deux prochaines années. Le futur mandant devra relever des défis de taille : structuration de la filière, promotion des talents, et rayonnement du cinéma congolais à l’international. Nous souhaitons un plein succès à Guetty, Diane, Nathan et Christian. Que la campagne soit riche en débats constructifs, en propositions audacieuses et en passions partagées. Puisse le projet le plus promoteur l’emporter, et que le vainqueur sache rassembler
Le discours marquant de Michael B. Jordan, sixième acteur « afro-américain » couronné Meilleur acteur aux Oscars
« Je suis ici grâce à celles et ceux qui m’ont ouvert la voie : Sidney Poitier, Denzel Washington,Jamie Foxx, Forest Whitaker et Will Smith, ainsi que Halle Berry… » Brillant dans Sinners, où il incarne les jumeaux Smoke et Stack Moore, Michael B. Jordan a remporté l’Oscar du Meilleur acteur lors de la 98e cérémonie, décrochant ainsi la première statuette de sa carrière. Une consécration historique qui fait de lui le sixième acteur afroaméricain à triompher dans cette catégorie prestigieuse. https://youtu.be/5vaKPbwCfrQ?si=Wrj7yS0jFKPT42I4 Dans un discours empreint de gratitude et de mémoire, l’acteur a immédiatement souligné l’héritage artistique dont il se sent redevable. En évoquant Sidney Poitier, Denzel Washington, Jamie Foxx, Forest Whitaker et Will Smith — tous précédemment récompensés — ainsi que Halle Berry, première et unique actrice noire distinguée dans la catégorie féminine, il a rappelé l’importance de la transmission et de la représentation dans l’histoire du cinéma. « Faire partie de ces figures majeures, de ces artistes d’exception, de mes mentors et de mes modèles… Merci à tous ceux présents dans cette salle et à ceux qui nous regardent depuis chez eux pour leur soutien constant tout au long de ma carrière. Je le ressens profondément. Je sais que vous aspirez à ma réussite, et je souhaite réussir parce que vous avez cru en moi. Merci de continuer à me faire confiance. » Il s’agissait de la toute première nomination aux Oscars pour l’acteur. Progressivement considéré comme favori, notamment après sa victoire aux Actor Awards (anciennement Screen Actors Guild Awards), il a finalement devancé Timothée Chalamet (Marty Supreme), Leonardo DiCaprio (Une bataille après l’autre), Ethan Hawke (Blue Moon) et Wagner Moura (L’Agent secret). Auparavant, il avait été distingué lors de plusieurs grandes cérémonies, mais sans succès final : perte du BAFTA face à Robert Aramayo (I Swear), du Golden Globe face à Wagner Moura, et du Critics’ Choice Award face à Timothée Chalamet. Cette victoire aux Oscars vient ainsi consacrer un parcours marqué par la persévérance et l’excellence. Cette récompense inscrit également son nom dans une page singulière de l’histoire des Oscars : il devient le premier acteur depuis Lee Marvin à être récompensé pour l’interprétation de plusieurs personnages dans un même film. Marvin avait réalisé cet exploit en 1965 pour le western Cat Ballou.Au cours de la soirée, Michael B. Jordan a tenu à rendre hommage au réalisateur Ryan Coogler, avec qui il collabore depuis plusieurs années sur des œuvres majeures telles que Fruitvale Station, Creed, Black Panther, Black Panther: Wakanda Forever et désormais Sinners « Ryan, tu es une personne exceptionnelle. C’est un privilège de pouvoir te considérer comme un partenaire créatif et un ami. Tu m’as offert l’espace et la liberté nécessaires pour être pleinement révélé à l’écran. Je t’aime, mon frère. » Sinners a également brillé lors de cette cérémonie en remportant quatre Oscars, dont celui de la meilleure photographie attribué à Autumn Durald Arkapaw, première femme à recevoir cette distinction. Le film s’est également imposé comme un succès commercial majeur, avec 370 millions de dollars de recettes mondiales. « À toutes celles et ceux qui ont soutenu Sinners et sont allés voir le film une, deux, trois, voirequatre fois… merci. C’est votre engagement qui a façonné ce succès. »